samedi 30 juin 2018

Cavalli, Bacchus, Limouches

Bon voilà je sors la tête de l'eau, il me semble avoir récupéré un poil suffisamment pour que mon cerveau puisse aligner deux mots d'affilée. Je ne peux plus bouger chaque fois que je fais un mouvement j'attrape une crampe mais à part ça comme dit Dany Boon" je vais bien, tout va bien".
Ce matin au départ nous étions neuf courageux à appréhender cette matinée qui se précisait comme hot, hot, hot. Après coup je peux le dire ce fut très hot. Gilou , Bernard, Chico, Denis, Tom Tom, la ribambelle de Philippe La Banche, le Joggeur Fou, le Créole et moi même.
Nous avons tous eu une petite pensée pour Pat qui passait ses examens ce matin.
J'avais prévenu un peu en amont du parcours que nous pourrions faire, très sportivement comme à son habitude Tom Tom a acquiescé et donc banco pour le Vercors. Quelques heures plus tard on s'apercevra que la bonne humeur du matin ne correspondait pas à la mine de certains au retour. Direction Montélier, puis Combovin petite halte matinale à la fontaine, il fait déjà bien bon. Première difficulté le Col de Cavalli, la température est déjà bien élevée mais ça passe tant bien que mal, du moins pour certains.
Longue descente sur Gigors et deuxième halte à la fontaine celles ci sont prises d'assaut aujourd'hui. On continue la descente sur Beaufort sur Gervanne. On prend à gauche et on commence le chemin de croix pour certains, représenté par la pente pour se rendre à Plan de Baix. Maître Soleil est de plus en plus présent au grand dam des Eric, vikings d'origine sauf Chico bien sur, qui lui garde ses origines tsiganes. Gros coup de fatigue une fois arrivés à Plan de Baix et l'énoncé des réjouissances à venir, plombe un peu l'optimisme de certains, dont je fais parti. Je crois que l'on se serait arrêté un peu plus longtemps, je me serais allongé et j'aurais fais un somme. En plein cagnard on repart direction Col du Bacchus pas forcément insurmontable mais la chaleur et le tracé font que cela tourne au cauchemar pour La Banche et moi-même. Volontairement je ne m'apitoie pas sur les autres qui montent bon train malgré la chaleur, ils doivent avoir du sang Sarrasin dans les veines. A grand coup de courage on se hisse jusqu'au Col avec la Banche, on se sent un peu à l'agonie, mais bon on continue descente réconfortante puis le groupe se sépare. Chico file seul sur Léoncel et revient par le petit Tourniol. Le reste de la troupe commence l'ascension du petit Limouches. Le corps humain réserve des surprises? que seul Michel Symès pourrait expliquer. Toujours est il qu'avec La Banche on a récupéré notre second souffle et bien épaulé par Tom Tom toujours là pour remonter le moral des troupes, on se hisse en haut du Col ou tout le monde se précipite pour remplir sa gourde à la fontaine. Comme le sparadrap qui colle au doigt du professeur Tournesol dans Tintin on a refilé notre coup de barre à Phil le Créole, qui escorté par ses deux cerbères du moment Tom Tom et Phil le Joggeur, a plus de difficulté à se hisser au sommet. Délivrance pour tous dans la descente sur Peyrus et on attaque avec une énergie retrouvée le long faux plat descendant jusqu'à Chabeuil. Désireux de ne pas prendre les grands axes on rentre par Parlanges puis chacun regagne ses pénates. Après coup avec Tom Tom on s'aperçoit que sur à peine 60 km on avait déjà fait plus de 1000 m de dénivelé.
Journée vraiment hot, hot, hot.
Allez les bleus que le football sorte gagnant.
Eric

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